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  • Commune de Cohons
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par TOMpointCOM

La proximité de la ville de Langres, l’abondance, la limpidité des eaux qui jaillissent de toutes parts, la protection naturelle des vents froids du plateau de Langres, la qualité extrême de la pierre calcaire, des terres alluvionnaires ont engagé en bâtir à Cohons.

On y trouve ainsi un riche patrimoine vernaculaire que vous retrouvez sur le plan ci-joint.

Le « Château de la Source » 

 

C’est une demeure construite en 1800 par le chanoine Cardeur de Langres, qui en fait sa résidence secondaire à la belle saison. Plus connue sous l’appellation de « Château de la Source », cette demeure qui est remarquablement située au-dessus des jardins du village, possède un parc à la mode anglaise et se termine par une demi-tour à son sommet.

 

Les linteaux de l’église 

Au fond de la Rue du Mont, au niveau de la croisée, un écusson posé sur un cuir daté de 1560 aux initiales O,M et G,B (ou  l’inverse) est visible sur la façade et est surmonté de trois coquilles saint-Jacques telles qu’elles sont représentées par exemple, dans les armoiries de la famille De Belmont. A côté, est un autre grand cartouche sur cuir, portant l’inscription « Dominus virtutum nobiscu(s) susceptor noster den(is) Jaco(bus) ». Cette phrase est tirée du refrain du psaume « Dieu est avec nous » n°46 (45) de la Bible, et signifie littéralement « Le seigneur des puissances est avec nous ; notre soutien, c’est le dieu de Jacob ». Au vu de leur message religieux, il semble que ces linteaux puissent provenir, soit de l’une des anciennes cure présentes autour de l’église, soit plutôt de l’église elle-même.

 

Jardins suspendus 

 

Rue Joyeuse, derrière les grilles, dans le coteau, on aperçoit les jardins suspendus de Cohons (accueil et entrée partie haute route de Bourg) dans lesquels s’imbriquent un jardin vivrier en terrasses, une promenade romantique, une garenne et sa forêt séculaire, le tout formant sur près de neuf hectares le Clos de la Roche auquel il faut adjoindre un vaste parc pittoresque de près de deux hectares, le Parc des Escargots de pierre, agrémenté de quelques terrasses et de plusieurs fabriques dont deux monumentaux belvédères de pierre sèche, qui sont devenus au fil du temps l’emblème de Cohons et de ses jardins.

 

 

La « fontaine Sainte-Marie »  

 

Des 25 sources qui traversent le village, la Fontaine Sainte-Marie-du Mont, est sans doute la plus importante de toutes. Mais c’est surtout la plus visible grâce à sa fontaine. Déjà signalée en février 1236, la Fontaine Sainte-Marie a toujours été réputée pour les vertus thérapeutiques de ses eaux ainsi que pour ses vertus prophylactiques.  

 

Le monument de la fontaine, en pierre de Cohons, daté de 1778 (probable restauration),  présente une voûte en plein cintre sous laquelle sourd (coule) l’eau, qui va se jeter après collectage, dans un premier bassin où venaient boire les bêtes, puis dans un plus grand ayant pour fonction de servir de lavoir à ciel ouvert. Au dessus de la voûte, un édicule en forme d’oratoire surmonté par une toiture à deux pans surmontée d’une croix en pierre, présente trois grandes niches en plein cintre. La première au centre, abrite une grande statue de la Vierge Marie, la seconde une statue de saint Anne portant Marie enfant, et à droite un saint Laurent.

 

Un fragment ancien de trinité du XVe siècle est disposé dans le mur à droite de la  fontaine.

En l’an 2000, la fontaine et ses abords ont été restaurés.

L’ensemble de la « Fontaine Sainte-Marie » de Cohons avec la fontaine, le lavoir et  l’abreuvoir, est classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis  le  24 décembre 1986.

 

L’église Notre-Dame-de-la-Nativité 

 

L’église de Cohons ne conserve de l’époque de sa reconstruction vers le milieu du XIIe siècle que les piliers carrés chanfreinés et massifs de la nef, supportant jusqu’en 1744 les arcs doubleaux d’une voûte primitive en berceau (disparue après cette date), alors que les  collatéraux étaient planchetés. Un chapiteau travaillé au trépan visible en réemploi dans la Rue Candrée provenant très probablement de l’église, confirme cette datation, qu’appuie la présence du premier curé connu, Guichard, dès 1193. Ravagée tout au long des guerres de la fin du Moyen-âge, le chœur a été refait en moellons très probablement au cours du XVe siècle.

Le portail fut de nouveau réédifié dans le courant du XVIIe siècle en tour-porche, le tout surmonté par une vierge dans une niche moulurée encadrée par deux  esses, qu’avait rapportée le curé Anatole Barrillot (1813-1817) après la Révolution. A gauche du portail, l’accès aux combles et aux cloches se fait par une tourelle extérieure hors-œuvre  conservée sans sa toiture d’origine, abritant un escalier à vis du XVIe siècle, qui pouvait jouxter un portail de la même époque dont proviennent probablement les linteaux vus précédemment.

Au XVIIIe siècle, l’ensemble de l’église subit de gros travaux, sous l’impulsion de l’architecte langrois Claude Forgeot, au service des chanoines. En 1744, les piliers sont remontés. La voûte est remplacée par une autre en tuf local maçonnée en plein cintre ; de même, est refaite la voûte de la porte d’entrée dont les vantaux sont réhabilités, les murs rejointoyés et la toiture du clocher en arciens refaite ; deux ans plus tard, les murs du chœur et ses contreforts extérieurs en petits moellons sont  entièrement reconstruits en pierres de taille, la voûte étant seulement consolidée et reblanchie. Enfin en 1748, c’est toute la partie  avant-chœur et l’arc triomphal qui sont restaurés jusqu’à l’entrée des chapelles latérales, la voûte est réalisée en tuf.

Jusqu’au XIXe siècle, Cohons avait pour  annexe Percey-le-Pautel, qui venait enterrer ses défunts au cimetière par le « Chemin des morts » reliant les deux communes.

 

Le grand « Escargot » et le Mastaba 

En montant tout en haut de la côte, deux escargots, véritables fabriques de jardins, apparus au début du XIXe siècle dans les jardins anglais de la région, surgissent. But de promenade ludique ou fonctionnel, ces « fabriques » permettaient de surprendre le promeneur et d’agrémenter sa visite. François Bertrand propriétaire à Langres créée à partir de 1808 son jardin anglais, grâce aux manouvriers de Cohons. Un grand escargot dont la forme carrée et les degrés du cheminement évoquent un "mastaba", tombeau de l'Egypte ancienne. Après 1839, les héritiers Bertrand érigent un monumental escargot circulaire, le plus grand des trois, en utilisant les pierres un immense meurger (tas résultant de l'épierrement des champs) disponible à proximité. 

La Villa Soleil  

Cette agréable demeure, remarquablement située au dessus des jardins du village, doit son nom à son  exposition exceptionnelle. Elle est tout à fait représentative des maisons bourgeoises de Cohons, qu’avaient fait édifier aux XVIIe et XVIIIe siècles les familles aisées de Langres, pour venir y passer le temps des vendanges.

 

Gîte patrimonial de la Charme

 

Une petite maison restaurée en gîte avec son four à pain préservé, encore couvert en laves surplombe les actuels jardins de la Charme.

En contrebas, s’étend un vaste replat au sol particulièrement fertile, qui servait autrefois à la culture du chanvre (chenevières), ainsi que d’un grand nombre de beaux jardins protégés par un micro-climat favorable, dont les fruits étaient jadis vendus par les femmes sur les marchés de Langres. Des jardins bien exposés, encore alimentés par des eaux abondantes et limpides habilement canalisées, qui jaillissant de toutes parts dans le village et les jardins.

 

 

Le bâtiment Mairie-Ecole

 

La bâtisse mairie-école qui abrite l’école depuis le début du XXe siècle. Dans la partie basse de la cour de l’école, était autrefois le four seigneurial. En face, de l’autre côté de la rue, une modeste fontaine révèle l’écoulement de l’eau de la Fontaine-Sainte-Marie en ce lieu.

 

Calvaire(s)

 

En bas de la Rue Candrée, ce calvaire adossé à une ancienne maison  bourgeoise, a été dressé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par Nicolas Perrier et Anne Déchanet (mariés le 27 novembre 1745), et restauré en l’An X (1800-1801) par Nicolas Chareton. Il fait également partie de l’ensemble des calvaires périphériques au village, qui délimitaient autrefois l’espace béni et protecteur dans lequel il était permis de construire. 

Rue de Longeau

 

Ces maisons, généralement composées d’une modeste partie habitation et d’une grange selon un modèle répétitif, sont typiques de l’habitat des manouvriers du village.  Cette rue parallèle à la rivière, surmonte les anciens moulins du village : l’ancien moulin du Chapitre, actuellement moulin Chareton en contrebas de l’entrée de la rue. Mais également les deux moulins de l’évêque de Langres : moulin du Mai à l’autre extrémité de la rue (de l’ancien français maix = unité foncière de culture) et à l’extérieur du village à mi-chemin sur la route de Longeau, le moulin du Foultot autrefois précédé d’un étang.

 

La maison Diderot 

 

 Cette maison bourgeoise déjà connue au XVIIe siècle dans la Rue de la Mocquerie, (aujourd’hui Rue Jean Garnier), abrite une cheminée de la même époque, dont le manteau ouvragé fait environ deux mètres.  La maison a été achetée en 1705 par le coutelier langrois Didier Diderot, père de Denis (l’encyclopédiste), Denise et Didier-Pierre (chanoine puis grand archidiacre). A la mort du coutelier en 1759, elle restera indivise entre ses trois enfants, mais elle était le plus souvent la résidence du chanoine Didier-Pierre, qui y fit aménager une petite chapelle latérale en 1777 afin de pouvoir y célébrer la messe avec ses amis ecclésiastiques de passage, pour les habitants de ce quartier assez éloigné de l’église paroissiale. Il n’en reste plus aujourd’hui que le bâtiment, transformé en cellier puis en remise.

 

En réalité, Denis Diderot ne vint que rarement à Cohons, dans cette maison qu’il appelait familièrement « ma chaumière » et qu’il qualifiait de « cellier de nos vendanges et grenier de nos moissons ». Il se faisait par contre expédier régulièrement à Paris « du vin, des légumes et des faisans » de ce petit domaine familial de Cohons. A la mort de Denis en 1784 et du chanoine en 1787, la maison échut à Angélique, fille de Denis Diderot, mariée à Caroillon de  Vandeuil.

 

Le jardin à la française et le manoir de Silière

 

Cet agréable domaine de trois hectares d’une seule pièce clos de hauts murs, est situé au lieu-dit Silière (du latin Salinaria = lieu marécageux > « en Salieres » en 1247). Il semble avoir été conçu en 1659  par Nicolas Méat, conseiller au bailliage et présidial de Langres, apparenté à Hubert Méat, avocat et maire de Langres en 1657,  seigneur de Pisseloup. 

 

Le "château" offre une façade sur jardin avec deux ailes en retour, donnant sur un vaste jardin ordonné « à la française » montant dans le coteau vers la source de Silière.

L’ensemble est surtout remarquable par son jardin « à la française », élaboré à la fin du XVIIe siècle, que la légende prétend avoir été dessiné par Le Nôtre ou un de ses élèves ! Au XVIIe siècle, on rentrait dans la propriété en venant de Langres par le haut du jardin.

 

En voici la description en 1684 : « C’est un lieu « orné de fontaines, d’espaliers, de treilles ; à la droitte la mesnagerie, à la gauche un verger, le  pavillon dans le fond (c.à.d le château); la disposition est si belle qu’en ouvrans la porte, on découvre toutte la profondeur de ce beau séjour et une  infinité d’eau qui jaillissent depuis la nappe-d’eau jusques en la cour en différentes manières, ou l’art joint à la nature, trouve de quoy satisfaire la curiosité … le jardin a des beautés  dissemblables : les unes sont naturelles, d’autres artificielles. Le canal qui court tout le long de l’allée du milieu… »

 

Ce jardin privé est ouvert à la visite de mai à novembre. 

Village

Office Tourisme Pays de Langres © Jean-François Feutriez